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30 juin 2009

Clarens, consciente de jouer son avenir

Urbanisme • Les autorités montreusiennes ont lancé le projet urbain CLARENSemble qui s’étendra sur trois ans.

  • Jean-Lou Barraud, responsable de l’urbanisme, est également chef de projet pour CLARENSemble.

«Est-ce que concrètement les choses vont changer?». La question a fusé dans le public dès la fin de la présentation du projet, car c’est bien là le souci principal des habitants de Clarens, eux qui se sentent abandonnés à leur sort depuis plusieurs années. Cela va changer, assurent les autorités, car ce projet pilote, porté par la commune, le canton et la Confédération, demande une participation active de la population afin qu’elle devienne actrice de son avenir. Utopique ou réalisable?

Partir des problèmes de terrain

Une démarche participative qui demande l’avis des habitants, tel est le défi de ce projet urbain. Deux autres villes de Suisse – Pratteln (BL) et Roschach (SG) – sont également dans le rôle des cobayes. Pour Montreux, le projet est financé pendant trois ans à hauteur de 90’000 francs par année par la Confédération et à part égale entre le canton et la commune pour un montant de 45’000 francs chacun. En tout, le financement s’élèvera à hauteur de 540’000 francs. Des «peanuts» pour certains, vu l’ampleur de la tâche. Aussi bien le syndic, Pierre Salvi, que le président de l’Association des Intérêts de Clarens, Olivier Mark, précisent que tout ne pourra pas être réalisé. Des choix s’imposeront, mais «la commune a les moyens de réaliser les projets qui seront retenus», assure le syndic.

Quatre projets phares

Un périmètre a été délimité pour mener à bien ce projet, mais il n’est pas imperméable. Suivant les besoins des habitants, il pourra s’étendre et englober d’autres projets. Pour lancer le processus, quatre secteurs ont été soumis à la population pour qu’ils y réfléchissent. Ce sont des projets qui ne sont pas nés d’aujourd’hui et dont l’avancement varie de l’un à l’autre. Il s’agit du quartier des Vaudrès, de la Grande Place de Clarens, de la mise en place de zones 30 km/h et d’un projet de maison de quartier, qui a d’ailleurs enthousiasmé l’ensemble de l’assemblée.

Les habitants de Clarens ont donc été encouragés à s’inscrire pour faire partie des ateliers qui vont être mis sur pied. «Les habitants sont les meilleurs experts de leur quartier», précise-t-on du côté de la CEAT, Communauté d’études pour l’aménagement du territoire, qui a été mandatée par la commune pour l’aider dans ce projet. Si beaucoup saluent la démarche, certains restent dubitatifs quant à la prise en compte de leurs avis. «On nous avait déjà sollicités pour le PGA et finalement, nos remarques n’ont pas été prises en considération», déplore un habitant. Il s’agira maintenant aux autorités de tenir leurs promesses.

Texte et photo: Sandra Giampetruzzi

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