24 heures - 24 juin 2009
Les habitants invités à bâtir le Clarens de demain
PROJET URBAIN - La Municipalité a présenté hier soir à la population CLARENSemble. Une initiative participative et pilote unique en Suisse romande.
STÉPHANIE ARBOIT
«Il n’y en a toujours que pour Montreux et Clarens est simplement mis de côté!» Cette impression, largement partagée au sein de la population, sera peut-être mise à mal par CLARENSemble. Ce projet urbain, présenté hier soir par la Municipalité de Montreux, vise à améliorer la qualité de vie et à favoriser l’intégration sociale sur le mode participatif: non seulement en demandant l’avis de la population, mais en l’impliquant dans la réalisation, notamment par le biais d’ateliers thématique.
Pour l’heure, la Municipalité propose quatre domaines de réflexion: l’aménagement du secteur densément bâti des Vaudrès, l’avenir de la Grande Place et de son espace vert, la mise en place d’une zone 30 km/h et la construction d’une maison de quartier. «Ce n’est pas limitatif, explique Pierre Salvi, d’autres demandes peuvent surgir. Ce sera d’ailleurs difficile de trier ce qui est de l’ordre de l’individuel ou du collectif. » Mais le syndic se félicite: «C’est unique d’aller aussi loin dans la consultation.
L’endroit le plus peuplé Clarens – avec Pratteln (BL) et Rorschach (SG) – a été choisi par Berne pour accueillir ce projet pilote, parce qu’il s’agit de l’endroit le plus peuplé de la commune et avec une forte densité étrangère (63% aux Vaudrès). Une population qui participe peu à la vie sociale et n’est donc pas intégrée, selon Olivier Mark, président de l’Association des intérêts de Clarens. Mais les autorités insistent: Clarens ne connaît pas de problèmes particuliers. Le temps est donc révolu où des bandes de jeunes semaient l’insécurité. «C’est calme car différentes mesures ont été prises ces dernières années», estime l’animateur Jeunesse Simon Smith.
CLARENSemble devrait s’étaler sur trois ans. «Mais le but est d’instaurer une telle pratique interdisciplinaire au-delà dans le temps», affirme Edith Willi, municipale des Affaires sociales.
Des limites à l’exercice? «Participatif ne signifie pas que tout est possible», souligne Olivier Mark. «On ne peut pas faire table rase», précise le chef de l’Urbanisme, Jean-Lou Barraud. Malgré tout, Pierre Salvi est optimiste: «La réponse, ce sont les habitants qui vont la donner, pas nous. »
Note: Les Clarensois peuvent écrire à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
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